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Un nouveau logo pour une fusion qui peine à voir le jour entre l'UCL et Saint-Louis

Qu'importent les vents contraires : les recteurs Vincent Blondel (UCL) et Pierre Jadoul (Saint-Louis-Bruxelles) comptent bien poursuivre le processus de fusion entamé par leurs universités. Et cela, malgré les réticences venues notamment du cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS).

Une symbolique souhaitée

Pour rappel, les deux universités avaient voté en interne leur fusion (annoncée en juillet 2016) au mois de mars dernier. Ce mercredi, comme pour mieux la symboliser, les deux recteurs ont présenté un nouveau nom usuel et un nouveau logo qui rassembleront leurs institutions dès la rentrée académique du mois de septembre.

Au côté du nouveau nom "UCLouvain", qui pourra s'accompagner de la mention "Saint-Louis" sur le campus bruxellois, on retrouve un logo commun. Deux formes, un carré et un rectangle, s'y superposent pour faire apparaître l'initiale "L" de Louvain, et l'initiale "U" de université. Une partie du logo sera bleu à Louvain-la-Neuve, et rouge à Saint-Louis en hommage à l'origine de l'institution. Côté UCL, le nouveau logo sera adopté dès le mois de septembre. Également à partir de cette date, il le sera progressivement du côté de Saint-Louis.

Cette identité commune, soulignent les recteurs, symbolise cette volonté de fusion, mais aussi toutes les collaborations naissantes et les projets futurs qui se dessinent entre les deux universités. Ainsi, les deux recteurs sont invités permanents au sein des organes de décisions des deux universités. De même, la mise au point d'un système informatique commun et d'un règlement des examens identique se poursuivent. De premiers recrutements communs ont aussi eu lieu, alors que chercheurs et professeurs engagent diverses collaborations, se réjouissent les recteurs.

Un décalage politique

Si les liens se resserrent, la fusion effective, et donc le fait que les deux universités ne forment plus qu'une entité juridique commune, n'aboutira pas d'ici le mois de septembre. Pour que cette fusion soit effective en effet, elle doit être coulée dans un décret. Or, cette fusion vient mettre en danger, aux yeux du ministre Marcourt, l'équilibre de son décret Paysage qui réorganise l'enseignement supérieur depuis 2014. Soucieux de protéger l'ULB notamment qui voit se renforcer un concurrent dans la capitale, le cabinet du ministre prend du temps pour rédiger un nouveau décret. "Un pré-projet nous a été présenté, mais il ne nous convient pas du tout, explique Pierre Jadoul. Alors que nous ne demandons aucune habilitation supplémentaire pour donner de nouveaux cours, ce texte nous enlève des habilitations. Ce n'est pas normal." Même son de cloche chez Vincent Blondel. "Je suis très étonné du décalage entre le retour du politique et l'attitude qui est la nôtre, qui participe à la liberté d'association de deux acteurs, qui me paraît sage, rationnelle et qui entend mutualiser les ressources."

 
 

 
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