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Débat sur le viol sur Vivacité: le CSA a déjà reçu 12 plaintes, la RTBF présente ses excuses

Le ministre wallon de l'Enseignement supérieur et des Médias Jean-Claude Marcourt a annoncé sur Twitter sa volonté d'interpeller l'administrateur général du service public concernant l'émission radio "C'est vous qui le dites", animée par Benjamin Maréchal sur VivaCité.

Ce vendredi matin, l'animateur a proposé aux auditeurs de réagir aux propos de Brigitte Lahaie à propos du viol.

"Intolérable d'aborder un sujet aussi sensible et grave de cette manière", a écrit le ministre. "Pas acceptable pour un média du service public. J'interpelle l'administrateur général de la RTBF à l'instant".

Mercredi, l'animatrice française Brigitte Lahaie, ancienne actrice de films X, avait déclaré à BFMTV qu'il était "possible" pour une femme de jouir lorsqu'elle subit un viol. Ces propos avaient depuis provoqué de vives réactions en France. L'animatrice avait présenté ses excuses.

A l'antenne ce vendredi matin, on pouvait entendre les témoignages de femmes raconter un viol et préciser si elles avaient joui ou pas. Benjamin Maréchal avait pris des précautions en déclarant plusieurs fois que la RTBF ne cautionnait pas l'opinion de Brigitte Lahaie.

Selon la RTBF, en abordant le sujet, la volonté de l'émission était de recadrer les propos de Brigitte Lahaie, "ce qui a été largement fait en donnant la parole à des victimes de ces crimes qui ont pu exprimer leurs profondes blessures".

La RTBF "regrette que l'énoncé même du sujet ait heurté la sensibilité de nombreuses personnes, créé des amalgames et une ambiguïté sur la portée éditoriale de l'émission et par là-même la position du service public. La RTBF leur présente ses excuses et veut rappeler que le viol est un crime puni par la loi, c'est un acte de violence intolérable et un véritable drame".

Dans la vidéo en tête d'article, on entend aussi Caroline De Haas, l'interlocutrice de Brigitte Lahaie mercredi sur BFMTV.

Jean-Claude Marcourt n'est pas le seul ministre à réagir. La ministre de l'Enseignement de Promotion sociale, de la Jeunesse et de l'Égalité des chances, Isabelle Simonis, va dans le même sens. "Il est totalement inopportun et éthiquement honteux de mettre en débat les conséquences dévastatrices de cet acte pour les victimes en y associant la notion de plaisir", écrit-elle sur Twitter. La ministre interpelle également l'administrateur du média public.

Du côté de la RTBF, on confirme uniquement qu'une discussion est en cours en interne à la suite des nombreuses réactions suscitées par le programme.

A noter que l'émission phare de VicaCité est visée par de nombreuses plaintes pour une polémique précédente. En novembre dernier, Benjamin Maréchal avait été pointé du doigt pour avoir animé un débat suite au décès d'un jeune scout. Bertrand Henne, son collègue de La Première, l'avait ouvertement critiqué, déclarant que "ce type est une insulte au service public", avant d'être recadré par la direction. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) a confirmé avoir reçu plusieurs plaintes d'auditeurs suite à ce débat.

Même si le chef d'orchestre de l'émission matinale la plus écoutée en Belgique francophone est régulièrement critiqué, sa place "n'est pas remise en question", affirmait Francis Goffin, directeur des radios de la RTBF en décembre dernier. Il avait également déclaré que, selon lui, son animateur était victime de bashing , et que l'émission restait à l'antenne encore cette saison.


Le CSA confirme avoir reçu 12 plaintes à ce jour

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a reçu plusieurs plaintes à la suite du débat relatif aux propos polémiques de Brigitte Lahaie sur le viol diffusé vendredi matin du Vivacité, annonce l'instance de contrôle dans un communiqué. "Le CSA est à ce jour saisi de 12 plaintes et entame une analyse pour juger leur recevabilité et la suite qui leur sera apportée", ajoute-t-il.


Pour le cdH, "Benjamin Maréchal n'a pas sa place sur les ondes du service public"

"Benjamin Maréchal n'a pas sa place sur les ondes du service public", indique vendredi le cdH, dans la majorité en Fédération Wallonie-bruxelles, à la suite d'un débat sur le viol diffusé vendredi matin sur la radio Vivacité (RTBF) et qui a suscité douze plaintes auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). Dans un communiqué, le parti centriste "exige des conclusions et des actes." "Le groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles n'interpellera plus l'administrateur général de la RTBF comme il l'a déjà fait plusieurs fois par le passé. Il n'interpellera plus le ministre des Médias de la Fédération Wallonie-Bruxelles comme il l'a déjà fait plusieurs fois par le passé. Force est de constater que ces interpellations n'ont aucunement modifié la situation", déplore le cdH.

"Aujourd'hui, après avoir demandé en novembre une réflexion de la part de la RTBF au sujet de Benjamin Maréchal et de son émission, le groupe cdH au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles exige des conclusions et des actes."

Selon le cdH, "la RTBF ne mérite pas cette ignominie."


"Le viol est un crime. Donner l'occasion au public de le dire ne l'est pas"

"Le viol est un crime. Donner l'occasion au public de le dire en répondant à Brigitte Lahaie ne l'est pas", a réagi l'animateur de Vivacité Benjamin Maréchal sur sa page Facebook après que le ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) et la ministre des Droits des femmes Isabelle Simonis (PS) ont annoncé qu'ils interpelleraient l'administrateur général de la RTBF Jean-Paul Philippot à propos de l'émission qu'il a animé le matin même sur la radio Vivacité. "Le débat fait rage en France et il est capital. Ne l'occultez pas en saisissant une mauvaise occasion de me tirer dessus", a ajouté l'animateur.

Dans l'émission "C'est vous qui le dites", les auditeurs étaient invités à réagir aux propos tenus la veille par l'ex-actrice porno française Brigitte Lahaie. "On peut jouir lors d'un viol", avait-elle déclaré sur BFM TV, avant de s'excuser. "Vous lui répondez quoi? ", a demandé l'animateur de Vivacité à ses auditeurs.

"Intolérable d'aborder un sujet aussi sensible et grave de cette manière. Pas acceptable pour un média de service public. J'interpelle l'administrateur général de la RTBF à l'instant", a réagi Jean-Claude Marcourt sur Twitter.

"Il est totalement inopportun et éthiquement honteux, particulièrement pour un média de service public, de mettre en débat les conséquences dévastatrices de cet acte pour les victimes en y associant la notion de plaisir", a renchéri Isabelle Simonis.

 
 

 
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