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Le secteur technologique crée 2 300 emplois mais manque de bras (INFOGRAPHIE)

La compétitivité est revenue en Belgique, il faut juste des bras pour la soutenir.

Derrière nous, la crise ? Sans s'aventurer sur ce terrain, une chose est sûre : l'un des indicateurs économiques majeurs, l'activité industrielle est repartie à la hausse en Belgique. D'après les chiffres publiés par Agoria, fédération de l'industrie technologique, le chiffre d'affaires total est en croissance de 3 %, la part de marché de la Belgique à l'exportation se redresse après une quinzaine d'années de glissade, et l'emploi suit.

En effet, malgré le cataclysme Caterpillar et sous-traitants - 3 200 pertes d'emploi - l'industrie devrait créer 2 300 nouveaux emplois nets cette année, et s'attend à 3 600 créations d'emploi dans le secteur l'année prochaine. Avec une valeur ajoutée en plus forte croissance que la masse salariale, "les entreprises pourraient payer leurs actionnaires, fait remarquer Marc Lambotte, administrateur délégué d'Agoria, mais ce serait une mauvaise décision qui nuirait à la croissance des entreprises. Engager des gens pour maintenir cette croissance est une meilleure idée et, finalement, les actionnaires sont contents aussi."

Une chose est de créer des emplois, une autre est de les pourvoir, et c'est là le grand paradoxe de la Belgique, dont le taux de chômage reste excessif. A côté d'un manque récurrent d'ingénieurs, ce sont les profils informatiques et manuels qui font le plus cruellement défaut dans une société en mutation numérique.

Profils recherchés

La compétitivité est revenue en Belgique, il faut juste des bras pour la soutenir.

Derrière nous, la crise ? Sans s'aventurer sur ce terrain, une chose est sûre : l'un des indicateurs économiques majeurs, l'activité industrielle est repartie à la hausse en Belgique. D'après les chiffres publiés par Agoria, fédération de l'industrie technologique, le chiffre d'affaires total est en croissance de 3 %, la part de marché de la Belgique à l'exportation se redresse après une quinzaine d'années de glissade, et l'emploi suit.

En effet, malgré le cataclysme Caterpillar et sous-traitants - 3 200 pertes d'emploi - l'industrie devrait créer 2 300 nouveaux emplois nets cette année, et s'attend à 3 600 créations d'emploi dans le secteur l'année prochaine. Avec une valeur ajoutée en plus forte croissance que la masse salariale, "les entreprises pourraient payer leurs actionnaires, fait remarquer Marc Lambotte, administrateur délégué d'Agoria, mais ce serait une mauvaise décision qui nuirait à la croissance des entreprises. Engager des gens pour maintenir cette croissance est une meilleure idée et, finalement, les actionnaires sont contents aussi."

Une chose est de créer des emplois, une autre est de les pourvoir, et c'est là le grand paradoxe de la Belgique, dont le taux de chômage reste excessif. A côté d'un manque récurrent d'ingénieurs, ce sont les profils informatiques et manuels qui font le plus cruellement défaut dans une société en mutation numérique.

Profils recherchés

Pour Marc Lambotte, ex-patron d'Unysis en Belgique, "ce ne sont pas des encodeurs qui sont recherchés, ni des techniciens qui ne savent pas communiquer dans les entreprises, mais des gens qui ont une compréhension de la technologie combinée à d'autres compétences. Des psychologues, littéraires ou historiens avec des connaissances technologiques, ce sont des profils que tout le monde veut engager immédiatement."

Peut-être pas évident pour un spécialiste de Carl Rogers, de Balzac ou de la Guerre de Sécession... "Les gens ont des capacités étonnantes", rétorque Marc Lambotte pour qui "apprendre, c'est connecter des éléments de con nai ssance. De là vient l'innovation." "Je suis tout à fait prêt à accueillir des gens comme ça, et aussi des gens qui savent travailler avec leurs deux mains. Y compris ceux qui ont raté leur parcours scolaire : à terme, ils peuvent devenir des collaborateurs très motivés. Les gens qui ont une éthique du travail sont les bienvenus partout."


Et le patron d'Agoria de citer les besoins d'entreprises liégeoises comme Les Ateliers de la Meuse, actifs dans la construction de machines, ou Amos, qui fabrique des miroirs pour satellites : comme beaucoup d'autres, elles sont à la recherche de mécaniciens, électromécaniciens, etc., "des métiers que beaucoup parviennent à apprendre".

Si la croissance de l'industrie se marque aussi dans la part de marché des exportations belges au sein de l'Union européenne, cela signifie aussi qu'une certaine compétitivité est revenue. Le coût de l'énergie est souvent cité par les industriels comme un frein à la croissance, mais Marc Lambotte nuance : "Pour les très grands consommateurs d'énergie, il y a une différence négative par rapport à l'Allemagne, où il y a des rabais importants. Par contre, pour les consommateurs moyens, comme Audi Brussels, le prix est avantageux en Belgique. Dans le fait d'avoir obtenu la construction de véhicules électriques chez Audi Brussels, l'élément énergétique a été déterminant."

Agoria est donc contre l'établissement d'une norme énergétique réclamée par certains comme les chimistes. Par contre, la fédération plaide pour un impôt des sociétés uniformément réduit à 22 %, et pour une baisse des coûts salariaux.

Petite baisse, grands effets

Dans ce dernier cas, "la situation s'est améliorée, reconnaît Marc Lambotte, on est revenu au même niveau qu'en 1996. Mais il reste toujours une différence de 10 % des coûts salariaux par rapport à nos voisins. Une baisse de seulement 4 % de ceux-ci aurait un impact énorme sur l'emploi. Souvent, un petit pourcentage a de grands effets", philosophe le patron d'Agoria, qui craint surtout le manque de personnel : "Il pourrait y avoir un cercle vicieux très dangereux : une entreprise belge qui vend bien mais ne trouve pas de gens pour travailler est obligée de délocaliser sa production." Un comble alors que l'horizon industriel s'éclaircit.Dominique Simonet

 
 

 
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