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La bonne frite belge serait menacée par l'Europe, selon un nationaliste flamand

L'Europe voudrait interdire notre mode de cuisson si caractéristique. Et c'est un nationaliste flamand qui lance le combat pour ce symbole belge !L'Europe voudrait-elle interdire notre mode de cuisson si caractéristique? Même si la porte-parole du commissaire européen chargé de la santé s'en défend,  un nationaliste flamand lance le combat pour ce symbole belge!

La frite est une fierté nationale. Nulle part ailleurs dans le monde, on ne maîtrise tout l'art de cette préparation culinaire si particulière. Car il ne suffit pas d'une pomme de terre et d'huile de friture (de la graisse de boeuf, c'est encore mieux) pour faire des frites. Certes, avant tout il faut une bonne patate. La bintje s'y prête à merveille. La découper est déjà tout un art en soi. Pas trop grosse, ni trop fine. Mais ce qui fait en réalité toute la différence, c'est la cuisson. Ou plutôt la double cuisson. Primo, on poche ses frites (140 à 160 degrés, selon les écoles). Secundo, après les avoir laissé reposer (environ 30 minutes suffisent), on les cuit une deuxième fois, à une température d'huile plus élevée (180 degrés) pour leur conférer cette belle couleur dorée et ce croustillant caractéristiques.

Un vrai spécialiste de la frite procédera toujours de la sorte, mais cette technique est surtout l'apanage des Belges. Mais ce savoir-faire et cette spécificité serait-elle aujourd'hui menacés par l'Europe? Souhaiterait-elle éliminer l'acrylamide de nos assiettes? Cette substance chimique qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon lors de cuissons à haute température, cuisson au four et surtout friture à l'huile, serait en effet cancérigène.

Pommes de terre frites, chips, café, pâtisseries, biscuits ou encore biscottes seraient, entre autres, dans le collimateur de la Commission européenne. Si notre frite au goût souvent imité mais jamais égalé serait particulièrement visée, c'est précisément parce que le mode de double cuisson accroît la formation d'acrylamide, et donc le risque de cancer.

Ben Weyts, ministre (N-VA) flamand du Tourisme s'en inquiète vivement et a d'ailleurs interpellé le commissaire européen chargé de la Santé, le Lituanien Vytenis Andriukaitis. S'il admet que la santé est une préoccupation majeure, il recommande de "procéder avec prudence et ne pas prendre de mesures qui auraient des conséquences considérables et imprévues sur notre riche patrimoine gastronomique. Nos frites doivent leur saveur au savoir-faire de nos frituristes qui les cuisent une fois, deux fois. Je comprends que l'on puisse avoir hors de notre pays une autre culture, avec précuisson, blanchiment ou frites surgelées, mais il y va de notre tradition culinaire".

Et d'ajouter: "Ce serait un crime que de l'interdire".

Note: bientôt plus d'infos à ce sujet dans La Libre Belgique et sur lalibre.be.


 
 

 
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