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Plus d'une femme sur trois est en surpoids ou obèse en début de grossesse

Tantôt rassurants, tantôt inquiétants, les derniers chiffres que vient de publier le Centre d'épidémiologie périnatale (CEpiP) sur les données de naissances ayant eu lieu à Bruxelles et en Wallonie au cours de l'année 2015, méritent que l'on s'y attarde.
Commentaires et analyses avec Virginie Van Leeuw, sage-femme en milieu hospitalier pendant dix ans et à présent responsable du Programme périnatalité du CEpiP asbl.

Ce qui paraît rassurant: les proportions des pratiques obstétricales se stabilisent

Le constat: la proportion d' inductions (déclenchements artificiels du travail ou accouchements provoqués) diminue dans les maternités wallonnes passant de 33,3 % en 2009 à 31,6 % en 2015 et est stable depuis 2012 dans les maternités bruxelloises avec 29,1 % en 2015.
En Wallonie et à Bruxelles, la proportion de césariennes est stable avec respectivement 21,5 % et 20,0 % en 2015.
Quant à la proportion d' épisiotomies, elle diminue dans les maternités des deux régions passant de 31,2 % en 2009 à 24,7 % en 2015 à Bruxelles et de 38,2 % à 28,7 % en Wallonie.


Le commentaire: " Au niveau des pratiques hospitalières, ces chiffres sont très positifs et vraiment à encourager, nous dit Virginie Van Leeuw. Ce sont en effet des pourcentages, notamment le taux de 20% de césariennes à Bruxelles, qui restent tout à fait acceptables et corrects par rapport à d'autres pays européens. Il est en effet rassurant de voir qu'en Belgique, il y a encore une bonne proportion de femmes qui peuvent accoucher de manière naturelle, par voie vaginale, sans être induites ou césarisées. Certaines peuvent encore accoucher par le bas même après antécédent de césarienne.
Cela dit, il faut à tout prix essayer d'éviter cette première césarienne car, malheureusement, une fois que les femmes ont été césarisées une première fois, elles le sont le plus souvent une deuxième voire une troisième fois. Il est très important, je pense, de voir pour les femmes qui ont eu une première césarienne, si elles ne peuvent quand même pas accoucher la fois suivante par le bas.
Il faut aussi souligner la diminution de la proportion d'épisiotomies ainsi que de l'instrumentation, comme le recours aux forceps ou aux ventouses. C
ertaines maternités essaient de revenir vers plus de physiologie quand les enfants se présentent en siège.
Je pense que les maternités sont de plus en plus attentives à tout cela et il faut poursuivre cet engagement vers au minimum une stabilisation des pratiques hospitalières, voire une diminution
."

Globalement, " ce sont des chiffres très favorables pour notre pays, estime encore la responsable du Programme périnatalité, du CEpiP, même si on peut considérer que 30 % d'inductions, cela reste un pourcentage malgré tout relativement élevé par rapport notamment à des pays nordiques qui se situent aux alentours de 15 %.
Les raisons de l'induction peuvent être d'ordre médical (problèmes d'hypertension, de diabète, de post-terme, le travail ne se mettant pas en route naturellement...) ou de convenance (des parents ou des médecins).
Il n'en reste pas moins que, pour notre pays, ces constats de stabilisation voire de diminution des proportions des pratiques obstétricales sont à encourager auprès des professionnels de la santé, sachant qu'il existe encore de grandes variations dans les proportions entre les Régions mais également entre les maternités
".

Ce qui paraît inquiétant: l'âge moyen des parturientes et le nombre de femmes en surpoids ou obèses en début de grossesse augmentent


Les constats : L'âge moyen des femmes accouchant à Bruxelles, continue d'augmenter, passant de 30,7 ans en 2009 à 31,5 ans en 2015, et de 29,4 à 30 ans pour la même période en Wallonie.
La proportion de femmes souffrant de surpoids ou d'obésité en début de grossesse continue d'augmenter passant de 33,9 % à 37,7 % en Wallonie et de 31,8 % à 35,9 % à Bruxelles.  

Le commentaire : " Le recul de l'âge continue, certes, mais c'est très progressif", analyse encore la sage-femme, alors que les gynécologues attirent régulièrement l'attention sur les risques de complication inhérents à l'âge plus avancé des mères. Quant au surpoids et à l'obésité, " le phénomène est plus inquiétant que véritablement surprenant, dans la mesure où l'on observe la même tendance dans la plupart des pays, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. Le problème est que, lorsque la femme arrive enceinte avec un surpoids, c'est malheureusement un peu tard même si l'on peut toujours prendre certaines mesures.
Et il est vrai que ce problème influence les proportions de césariennes et d'inductions. Plus l'indice de masse corporelle (BMI) est important, plus grande est en effet la proportion de césariennes et de complications pour la mère et l'enfant
Je pense que les politiques doivent être précoces à ce niveau-là, car le problème est souvent lié à des habitudes de vie qui commencent dès l'enfance. Au niveau du politique, les mesures à prendre sont bien plus globales que limitées à la santé périnatale
".

Et pour le reste...


Le nombre de naissances continue de diminuer en Wallonie, atteignant 36 418 naissances en 2015, et se stabilise depuis six ans sur le territoire bruxellois, avec 24 549 en 2015.

Ces rapports du Centre d'épidémiologie périnatale (CEpiP) sont basés sur les données officielles des certificats des naissances ayant eu lieu à Bruxelles et en Wallonie. La collecte, le traitement et l'analyse de celles-ci sont confiés au CEpiP par l'Observatoire de la santé et du social de Bruxelles-Capitale et l'Agence pour une Vie de Qualité.
 
 

 
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