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Belfius en Bourse, avec ou sans solution Arco

Les événements s'accélèrent pour la privatisation de la banque publique Belfius. Vendredi, le conseil d'administration a annoncé par communiqué qu'il a marqué son accord "à l'unanimité" en faveur d'une privatisation partielle sous forme d'une entrée en Bourse (IPO) d'une "participation minoritaire du capital", ce qui veut dire maximum 49,9 %.

"Une privatisation partielle par le biais d'une introduction en bourse permet à Belfius de réaliser ses ambitions de croissance dans ses domaines stratégiques clés grâce à un accès aisé aux marchés financiers", souligne le communiqué.

La balle est donc dans le camp du gouvernement. Un comité ministériel restreint pourrait avoir lieu la semaine prochaine. Interrogé jeudi à l'émission de la RTBF "Jeudi en prime", le Premier ministre, Charles Michel, n'a pas donné de timing pour une décision. Il a néanmoins expliqué qu'il était favorable à maintenir l'ancrage belge. Histoire de ne pas réitérer les erreurs du passé où l'Etat a laissé filer sans réagir dans des mains étrangères quelques joyaux de l'économie belge.

"Nous croyons au niveau du conseil d'administration que la banque est en bonne santé, que la gouvernance est bonne et que c'est le moment opportun pour faire évoluer l'actionnariat", nous a expliqué Marc Raisière, le CEO de Belfius. Le CA s'est aussi prononcé en faveur "d'un ancrage local durable".

D'après Marc Raisière, les craintes d'une plus grande volatilité en cas de cotation boursière ne sont pas fondées. "Belfius est une entreprise appréciée pour la stabilité de ses résultats; elle n'a pas de positions de marchés et son héritage du passé (N.d.l.R "Legacy") est derrière elle. Nous avons un business model stable. Nous sommes une entreprise qui génère un dividende stable. Nous faisons le métier de banquier et d'assureur, ni plus ni moins".

Pour Marc Raisière, le fait qu'une solution pourrait ne pas avoir été trouvée par les coopérateurs d'Arco, qui ont perdu tout leur argent à la suite de la déroute de Dexia, n'empêche pas une entrée en Bourse. "Il ne faut pas que la situation d'Arco soit résolue pour aller en Bourse. Mais il est vrai que la valorisation sera sans doute un peu différente avec ou sans solution pour Arco", précise Marc Raisière.

Lequel tient à démentir la rumeur selon laquelle Belfius pourrait renoncer à une créance que la banque de 350 millions envers Arco. "On gère une entreprise en fonction des intérêts de chacun". En d'autres mots, pas question de favoriser certains clients sur le total des 3,5 millions que compte l'institution.

Sur base des chiffres actuels de la banque (bénéfice net de 535 millions en 2016 pour des fonds propres de 9 milliards), la fourchette de valorisation oscille entre 7 et 9 milliards d'euros pour la totalité du capital, d'après Marc Raisière. Si l'Etat décide de céder 49,9 % de ses actions, il pourrait donc récolter jusqu'à près de 4,5 milliards d'euros.

La grande question est de savoir si le CD&V, dont nombre de ses électeurs sont aussi des coopérateurs d'Arco, va donner son feu vert à cette privatisation fortement poussée par le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA).

Ce qui est sûr c'est qu'une décision du gouvernement devra être prise assez rapidement puisque, selon Marc Raisière, il faut environ 12 mois "pour préparer correctement" une entrée en Bourse.

De l'avis de plusieurs spécialistes de marché, il y a en tout cas une demande pour ce genre de papier vu l'abondance de liquidités actuellement.

PS invite le gouvernement à préférer un instrument de relance à une opération budgétaire

Les députés PS Ahmed Laaouej et Stéphane Crusnière ont déposé une proposition de résolution afin que Belfius reste une banque belge à 100% publique. "L'opération de privatisation ne vise qu'un rendement budgétaire. 'Remettre' en Bourse une banque qui aujourd'hui peut-être un instrument de relance pour les pouvoirs publics révèle l'absence de stratégie de ce gouvernement", ont dénoncé les députés. Ceux-ci soulignent en outre que le gouvernement a la "mémoire courte", rappelant que la recherche des dividendes élevés était un des "péchés mortels" des grandes banques systémiques cotées en Bourse.

Détenir une banque publique permet aux pouvoirs publics de soutenir l'intérêt général, font observer les élus socialistes. "Le métier de base d'une banque c'est d'irriguer l'économie réelle, de soutenir les PME, les grands projets sociétaux comme la transition énergétique, les collectivités locales, les ménages. C'est vraiment un instrument précieux et aujourd'hui Belfius peut et remplit ce rôle", ont-ils conclu.

 
 

 
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