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Occupation à l'ULB et l'UCL: Yvon Englert appelle les étudiants à revoir leur cible

En lien avec l'occupation depuis jeudi après-midi des rectorats à l'Université libre de Bruxelles (ULB) et à l'Université catholique de Louvain (UCL) par des étudiants protestant contre l'augmentation du minerval pour les étudiants hors Union européenne (UE), le recteur de l'ULB Yvon Englert a fait valoir vendredi que la majoration et diminution des droits d'inscription avec le décret Paysage de 2015 et la réduction par le fédéral de l'enveloppe "Coopération au développement" de 7 à 4,5 millions d'euros vont représenter pour l'ULB une perte de subside d'environ un million d'euros. Yvon Englert a réitéré son souhait de voir les étudiants oeuvrer, aux côtés des universités, pour un refinancement des études supérieures et un accès équitable pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité.

Il rappelle que l'enseignement universitaire francophone a connu, depuis 1997, un désinvestissement massif de la part des pouvoirs publics. Le coût moyen représenté par une année de formation pour les universités francophones est estimé aujourd'hui à 10.000 euros. Les étudiants belges et européens paient un droit d'inscription de 835 euros par an. Si les pouvoirs publics financent le solde pour ces étudiants, il n'en va pas de même pour la plupart des étudiants issus des pays hors UE qui ont toujours payé un minerval majoré. Le nouveau décret Paysage de 2015 a diminué les droits payés par les étudiants issus des pays les plus pauvres (liste de l'OCDE), sans financer l'université pour la différence.

L'ULB est l'université la plus internationale de la communauté française. Elle a mis en place une série d'aides financières pour les étudiants internationaux qui ne sont pas en mesure de financer leur formation et elle continuera à développer cette politique de solidarité internationale malgré le désengagement des pouvoirs publics. "A l'heure où, partout dans le monde développé, on assiste à un soutien massif aux universités perçues comme un atout essentiel au développement économique de la société de la connaissance, les besoins que les pouvoirs publics devraient couvrir pour les étudiants internationaux ne sont que marginaux par rapport aux efforts massifs de refinancement de l'enseignement universitaire dont la Wallonie et Bruxelles ont besoin", a déclaré Yvon Englert. "Si je comprends la frustration des étudiants face à la situation différenciée entre étudiants en fonction de leur pays d'origine, je les invite à ne pas se tromper de cible ni à se tirer une balle dans le pied en demandant aux universités de prendre seules en charge les financements qui relevaient précédemment des pouvoirs publics."

L'occupation des rectorats est prolongée durant le week-end

A l'issue d'une assemblée générale vendredi à 12h00, les étudiants ont décidé de prolonger l'occupation du rectorat de l'Université libre de Bruxelles (ULB) durant le week-end. Une nouvelle assemblée générale est prévue lundi midi. A l'Université catholique de Louvain (UCL), les étudiants ont fait valoir la même volonté de prolonger l'action ce week-end, a indiqué Joachim Wathelet, membre de la Fédération des étudiants francophones (FEF). Les étudiants réclament des engagements clairs contre la hausse du minerval des étudiants hors Union européenne (UE). Une vingtaine d'étudiants à l'ULB et une dizaine à l'UCL ont passé la nuit de jeudi et vendredi dans leur rectorat respectif. L'occupation a commencé jeudi en début d'après-midi. L'accès du rectorat de l'UCL est empêché aux étudiants qui souhaiteraient rejoindre ceux déjà à l'intérieur.

Pour rappel, la modification du décret "Paysage" de l'enseignement supérieur voté le 16 juin passé prévoit que dorénavant l'ARES (l'Académie de Recherche et d'Enseignement supérieur) soit libre de demander jusqu'à 15 fois le minerval normal aux étudiants hors Union européenne, soit 12.525 euros. L'ARES a voté le 24 mars le maintien pour l'année académique 2017-2018 du minerval maximum à 4.175 euros (5 fois le minerval normal). Depuis la rentrée 2016-2017, l'ARES a supprimé la catégorie intermédiaire des pays en voie de développement, qui avait un minerval minoré à 2.758 euros. Les pays reconnus comme moins avancés par l'Organisation des Nations Unies ou ceux avec lesquels la Fédération Wallonie-Bruxelles a conclu des conventions particulières continuent à être exemptés de droits d'inscription majorés et paient un minerval normal de 835 euros.

Le mouvement "Non à la hausse du minerval des étudiants hors Union européenne" estime la hausse de cette année pour les étudiants issus de la catégorie supprimée des pays en développement inacceptable.

 
 

 
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