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Attentat de Paris: les policiers belges inquiets

L'attentat qui, jeudi soir, sur les Champs Elysées, à Paris, a coûté la vie à un policier a créé l'émoi parmi les policiers belges. Au point que la CSC services publics a interpellé les autorités pour leur demander comment elles envisageaient de protéger les forces de l'ordre contre la menace terroriste.

Le secrétaire permanent du syndicat, Stéphane Deldicque, nous confiait vendredi que l'annonce de l'attentat a réveillé chez tous ses collègues la crainte légitime d'être à leur tour, un jour, pris pour cible. "Je ne veux pas établir de lien évident avec les élections présidentielles françaises même si pour des terroriste en mal de "publicité", le terreau est évidemment fertile. Ce qui est en jeu, selon moi, c'est la volonté de frapper les pouvoirs régaliens et ceux qui les incarnent, comme c'est le cas des forces de l'ordre. Et cette volonté s'exprime en dehors même du cadre d'une élection. "

Le syndicat s'est adressé à plusieurs instances. Vendredi midi, le cabinet du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon (N-VA) lui a répondu que les mesures prises voici plusieurs mois déjà étaient maintenues: le port du gilet pare-balles en opération est recommandé, la protection des bâtiments de police demeure renforcée, une attention particulière est portée aux policiers non armés en patrouille...

Il est également rappelé que les chefs de corps peuvent, de façon autonome, prendre des mesures pour mieux protéger leurs troupes. "Il est évident que cela peut varier d'une zone à l'autre, en fonction du degré d'exposition à la menace des policiers", explique M. Deldicque.

Qui s'étonne que le degré de la menace, établi par l'OCAM, soit de 3 pour l'ensemble des citoyens et seulement de 2+ pour le "groupe cible que représentent les policiers." Et attend une éventuelle réévaluation de la part de l'OCAM à la lumière de ce qui s'est passé jeudi soir, à Paris.

"Chaque policier", estime M. Deldicque, " a immanquablement, en apprenant la nouvelle, songé au risque qu'il courait et qui lui fait se demander, quand il embrasse sa femme ou ses enfants le matin, en partant au travail, s'il les reverra le soir. L'attentat de Paris a rappelé à tous, de façon violente, quels risques les policiers courent chaque jour dans nos villes."

Le syndicaliste considère que depuis plusieurs mois, les policiers belges sont soumis à une double pression: d'une part un surcroît important de travail, des horaires à rallonge, "qui conduisent à des dépressions, des burn-out ou des divorces", d'autre part, "une crainte permanente d'être attaqués par des terroristes."

Même si, s'empresse d'ajouter M. Deldicque, "cela n'enlève rien à leur détermination d'exercer leur métier à fond."

Notre interlocuteur attend plusieurs choses des autorités: qu'elles protègent les policiers; qu'elles leur donnent les moyen d'exercer leur métier de façon efficace, "car les moyens humains et matériels manquent toujours de façon criante" qu'elles tiennent compte de la pénibilité du métier dans les discussions générales qui portent sur les régimes de pensions.

"Ce sont des revendications que nous portons depuis des mois mais que l'attentat de Paris rend d'autant plus légitimes", conclut M. Deldicque.

 
 

 
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