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Vertus et vices mis à l'épreuve par les artistes

A Namur, le bien chaste et le mal licencieux se combattent dans trois expositions. Entre la morale médiévale et les sculptures érotisées de Salakhova, Rops et Ensor s'encanaillent.

Trois lieux, le musée Félicien Rops, le TreM.a (musée des Arts anciens du Namurois) et l'église Saint-Loup sous l'égide de la Maison de la culture, chacun selon leur spécificité, ont décidé d'aborder conjointement, à travers l'art, la question épineuse des vices et des vertus.

Soulever le voile sur ces domaines revient à ouvrir la boîte de Pandore car ces notions, adjointes à celles du bien et du mal, sont liées à la morale. Et l'on sait que celle-ci est variable selon les latitudes, les civilisations et selon une multitude de paramètres dans lesquels interviennent la philosophie, surtout depuis la Grèce antique, la religion et même la politique puisqu'elle légifère en la matière, permet ou interdit.

Idéalement la visite de ces trois expositions devrait débuter par celle du TreM.a car elle établit d'emblée une chronologie et situe la thématique sous nos cieux. L'évolution à constater se révèle importante car d'un puissant ancrage religieux datant du Moyen Age, on passe au XIXe siècle libertaire avec les savoureux Rops et Ensor, pour aboutir à l'art actuel par la participation d'une artiste russe, Aidan Salakhova, censurée à Venise, qui traite du voile dans la sculpture.

L'empreinte religieuse

Selon les conceptions des uns et des autres, la liste des vices est variable et exponentielle. Même dans la religion chrétienne, elle ne se limite pas aux sept "péchés capitaux" qui sont souvent la référence à laquelle sont opposées les vertus théologiques dites cardinales.

Une très grande partie de l'iconographie religieuse, dès le Moyen Age, sur base du combat permanent entre le mal et le bien, celui-ci devant triompher, met en scène cette opposition dans des visions parfois terrifiantes. Dont celles de l'enfer !

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